Êtes-vous condamnés à épargner pour un rendement de 0% ?

Le fonds en euros des assurances-vie s’effondre, le Livret A fait perdre du pouvoir d’achat aux Français, certaines banques font payer leurs clients qui déposent de l’argent,… Bref, les taux bas pénalisent l’épargnant.

Par ailleurs, l’investisseur ressent souvent que le rendement immobilier, lui aussi en baisse, est trop fiscalisé et que la bourse est trop haute.

Quelles sont les solutions qui s’offrent à l’épargnant prudent et avisé ?

Il faut rétablir d’abord quelques vérités. Les actions sont-elles si chères ?

Quand le taux dit « sans risque », c’est-à-dire le taux d’emprunt à 10 ans de l’Etat français, était de 2%, il fallait que les actions présentent un rendement de 5 ou 6% pour être avantageuses. Aujourd’hui, alors que la France s’endette à taux négatifs (-0,50% à 10 ans), investir dans des actions présentant un rendement de 3 ou 4% est un placement attractif !

C’est ce que l’on appelle la prime de risque et la situation actuelle indique que les actions ne sont pas trop hautes.

Placer avec un rendement de 3%, c’est possible ?

Si vous avez quelques années devant vous, investir dans les entreprises profitables est une stratégie raisonnable et intelligente. Vous pouvez par exemple investir dans des entreprises ayant une bonne visibilité sur leur activité leur permettant de distribuer régulièrement des dividendes et ainsi percevoir de 3 à 4% de rendement.

Ainsi, la valeur BOUYGUES présente un rendement de 4,6%, ORANGE de 4,9% et Saint-Gobain de 3,7%.

Le rendement existe donc encore. Il est là où la valeur se crée : dans les entreprises.

Ce propos n’est pas un conseil d’investissement. Tout investissement comporte des risques. Vous pouvez nous contacter pour un conseil personnalisé.

Le bulletin de salaire du footballeur Keylor Navas dévoilé : le PSG paie-t-il trop de charges ?

La fiche de paie d’une star du PSG, le gardien de but venu du Real Madrid Keylor Navas, a été diffusé sur les réseaux sociaux. Il émarge à plus de 800.000€ par mois avec un salaire horaire de 5.563 € !

L’intéressé a préféré en rire : « Ne vous étonnez pas si vous entendez un jour que j’ai acheté une villa à Miami, un immeuble en Chine ou un appartement à Paris ! »

Les finances publiques se réjouissent-elles aussi de sa présence en France ? Analysons ce document.

Cotisations maximales, indemnisations plafonnées

Son employeur, le Paris Saint-Germain, règle des cotisations à l’assurance-maladie sur la totalité de son salaire brut de 960.574 €. La sécurité sociale encaisse pour le seul mois de septembre 124.875 € au titre de l’assurance maladie et invalidité décès. Pourtant Keylor Navas ne se fera pas mieux rembourser ses médicaments qu’un salarié au SMIC !

Cette cotisation finance aussi les arrêts maladie, renforcée par la cotisation « accident du travail – maladies professionnelles » que le club de football paie à hauteur de 7.972 €. En cas de blessure La sécurité sociale versera le premier mois une indemnité maximale de 203€ par jour puis 270€ par jour à partir du 29e jour. Au maximum l’indemnité couvrira donc 1% du salaire du joueur pour une cotisation sur 100% de son salaire !

Un bel avantage fiscal

M. Navas serait un joueur français, son salaire soumis à impôt serait de presque 890.000 €. Pourtant il bénéficie d’un abattement de plus de 300.000€ pour « impatriation ».

Pourquoi cet avantage ? Dans les pays étrangers la France a parfois l’image d’un enfer fiscal. Pour attirer les talents il a été créé cet avantage fiscal au bénéfice de ceux qui viennent travailler en France. Le football français bénéficie largement de cette mesure pour attirer les Neymar ou autre Navas !

En définitif le salaire de Navas subit 40% de charges sociales et le joueur ne paie des impôts que sur 2/3 de son salaire. Au final ni le PSG ni le joueur n’ont pas trop à se plaindre.

PSG : peut mieux faire

Cependant il reste un problème. Les cotisations retraite productrices de droits sont plafonnées à 1.35% du salaire du gardien de but et le PSG n’a rien prévu comme épargne retraite d’entreprise. Ils peuvent me contacter, il existe des dispositifs très avantageux qu’ils n’utilisent pas !

La participation et l’intéressement bientôt encore plus attractifs

Emmanuel Macron a annoncé la suppression du forfait social sur les primes d’intéressement et de participation versées par les entreprises à leurs collaborateurs.

Ces systèmes de partage du profit bénéficient d’un cadre fiscal et social privilégié.

Jérôme Dedeyan, président d’Eres, partenaire de Prominis, explique les enjeux de cette réforme dans cet entretien sur Radio Classique.

 

 

1/2 Entretien avec Jean-Claude Georges, fondateur d’ILEX « Mon entreprise connaît le succès car nous cherchons le bien de nos salariés »

ILEX, une entreprise dans laquelle on parle de… vertus !

Jean-Claude Georges, pouvez-vous nous présenter votre parcours ?

J’ai commencé ma carrière en 1970, à 14 ans. J’effectuais un apprentissage du métier d’ascensoriste dans une PME de l’est de la France. En avril 1981, l’entreprise a traversé des difficultés ce qui a entraîné des fermetures d’usines et des départs volontaires. Lire la suite

Rencontre avec Jérôme Dedeyan : pourquoi associer ses collaborateurs?

Quentin Guézénec : Jérôme Dedeyan, vous êtes associé fondateur d’Eres, une société qui conseille les entreprises souhaitant partager le profit avec leurs salariés et même associer ceux-ci au capital. Pouvez-vous nous présenter la philosophie de ces deux dispositifs ?

Lire la suite