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Auteur : Quentin Guézénec, conseil financier

Après avoir travaillé en gestion de patrimoine, gestion d’actifs financiers (fonds d'investissement) et immobilier (SCPI), Quentin Guézénec a fondé Prominis pour accompagner les dirigeants d'entreprise dans la gestion des liens entre leur patrimoine privé et professionnel : coût de la rémunération, protection sociale, transmission d'entreprise, gestion de patrimoine.

PER : vous allez aimer préparer votre retraite

Grâce à la loi PACTE, épargner pour avoir des revenus complémentaires à la retraite (ou pour financer sa résidence principale !) est devenu facile et encore plus intéressant. Tout cela grâce au nouveau PER – plan d’épargne retraite.

On vous explique cela très simplement !

Qu’est-ce qui change ? La sortie en capital !

La principale nouveauté issue de la loi PACTE est que vous n’êtes plus obligé de sortir en rente viagère.

Prenons un exemple :

Auparavant, si vous déteniez 50.000 € sur un PERP, par exemple, vous pouviez prétendre à une rente de 130 € par mois jusqu’à la fin de vos jours. Mais si vous décédiez tôt il n’y avait rien à transmettre à vos héritiers.

Avec la loi Pacte, vous pourrez à la retraite retirer vos 50.000 € en capital, partiellement ou totalement, au rythme que vous souhaitez. Vous avez récupéré la main sur votre épargne !

Pour en savoir plus sur la fiscalité en cas de sortie, cliquez ici.

De plus, vous pourrez récupérer votre épargne retraite pour financer l’acquisition de votre résidence principale (apport, travaux, frais divers).

Des versements toujours intéressants

Chacun peut verser chaque année jusqu’à 10% de ses revenus d’activité professionnelle nets. Ces versements sont déductibles de votre revenu imposable.

Ainsi, si votre tranche marginale d’imposition est de 30%, un versement de 10.000 € vous fera économiser 3.000 € d’impôts.

Par ailleurs, vous pouvez vous servir d’un contrat d’assurance-vie de plus de 8 ans pour le transférer vers votre PER et déduire les sommes ainsi versées. Pour cela, il faut avoir moins de 57 ans. Plus d’informations ici.

Enfin, vous pouvez ouvrir un PER pour votre enfant. Pourquoi faire ? Vous bénéficierez d’un avantage fiscal et votre enfant devenu grand pourra se servir de son PER pour financer l’acquisition de sa résidence principale. Encore mieux qu’un plan d’épargne logement ! Vous en apprendrez plus ici.

PERCO, PERP, PREFON peuvent être transférés : reprenez la main dessus !

Vous avez un PERCO qui dort chez votre employeur précédent ou actuel ? Ou une épargne retraite qui ne peut sortir qu’en rente (PERP, article 83 pour les cadres) ?

Vous pouvez dès maintenant les transférer vers votre PER personnel et ainsi mieux maîtriser votre argent et l’investir de manière optimale. Une étude d’impact est nécessaire avant d’agir. Vous pouvez vous renseigner davantage et aussi nous contacter.

Il existe de nombreuses stratégies très intéressantes pour bénéficier au mieux du PER et bien préparer votre avenir. Contactez votre conseiller financier habituel ou posez-nous vos questions !

PEA : le placement que tout le monde devrait détenir, surtout après la loi PACTE

L’assurance-vie est le placement préféré des Français mais ont-ils raison ? En tout cas ils n’utilisent pas suffisamment le PEA pour développer leur épargne.

Déjà très intéressant, le PEA – plan d’épargne en actions – est renforcé par la loi PACTE.

Pour rappel, le PEA est un compte épargne investi principalement en actions d’entreprises de la zone Euro.

1 . Plus de souplesse

Contrairement aux règles précédentes, le titulaire d’un PEA de plus de 5 ans pourra effectuer des retraits sans entraîner la fermeture du plan, ni être empêché de faire des reversements ultérieurs. En-dessous de 5 ans, un retrait sur le PEA est possible mais il provoque la clôture du PEA. En tout état de cause, il est déconseillé d’investir en actions pour moins de 5 ans !

2. Une fiscalité toujours attractive

Un PEA est un havre de paix fiscal !

Les gains qui sont réalisés ne sont taxés qu’au moment du retrait. Si votre retrait intervient après 5 ans, les gains réalisés ne sont pas soumis à l’impôt sur le revenu ! Seuls les prélèvements sociaux de 17,20% sont dus.

Exemple : Vous avez versé 100.000 € en 2012 sur votre PEA.

En 2017, il est valorisé à 150.000 €.

Vous décidez de faire un retrait de 15.000 €. Les gains proportionnels de 5.000 € seront taxés à 17,20% et vous récupérerez 14.140 €.

C’est mieux que l’assurance-vie ! Ainsi le PEA, comme son cousin le PEE de l’épargne salariale, est un excellent outil pour épargner à long terme.

3. Différentes formes de PEA

La loi institue un PEA pour les jeunes rattachés au foyer fiscal de leurs parents. Les versements sont plafonnés à 25.000 €.

Par ailleurs, il existe toujours le PEA-PME pour investir dans les petites et moyennes entreprises et le PEA originel pour investir dans les entreprises de toutes les tailles. Les deux formes de PEA ont un plafond de versement de 150.000 € sans que le cumul de versements des deux PEA ne puisse dépasser 225.000 €.

Notre conseil : remplissez d’abord le PEA « classique » car il permet d’investir dans tous les types d’entreprises, sans contrainte de taille de capitalisation.

Êtes-vous condamnés à épargner pour un rendement de 0% ?

Le fonds en euros des assurances-vie s’effondre, le Livret A fait perdre du pouvoir d’achat aux Français, certaines banques font payer leurs clients qui déposent de l’argent,… Bref, les taux bas pénalisent l’épargnant.

Par ailleurs, l’investisseur ressent souvent que le rendement immobilier, lui aussi en baisse, est trop fiscalisé et que la bourse est trop haute.

Quelles sont les solutions qui s’offrent à l’épargnant prudent et avisé ?

Il faut rétablir d’abord quelques vérités. Les actions sont-elles si chères ?

Quand le taux dit « sans risque », c’est-à-dire le taux d’emprunt à 10 ans de l’Etat français, était de 2%, il fallait que les actions présentent un rendement de 5 ou 6% pour être avantageuses. Aujourd’hui, alors que la France s’endette à taux négatifs (-0,50% à 10 ans), investir dans des actions présentant un rendement de 3 ou 4% est un placement attractif !

C’est ce que l’on appelle la prime de risque et la situation actuelle indique que les actions ne sont pas trop hautes.

Placer avec un rendement de 3%, c’est possible ?

Si vous avez quelques années devant vous, investir dans les entreprises profitables est une stratégie raisonnable et intelligente. Vous pouvez par exemple investir dans des entreprises ayant une bonne visibilité sur leur activité leur permettant de distribuer régulièrement des dividendes et ainsi percevoir de 3 à 4% de rendement.

Ainsi, la valeur BOUYGUES présente un rendement de 4,6%, ORANGE de 4,9% et Saint-Gobain de 3,7%.

Le rendement existe donc encore. Il est là où la valeur se crée : dans les entreprises.

Ce propos n’est pas un conseil d’investissement. Tout investissement comporte des risques. Vous pouvez nous contacter pour un conseil personnalisé.

Le bulletin de salaire du footballeur Keylor Navas dévoilé : le PSG paie-t-il trop de charges ?

La fiche de paie d’une star du PSG, le gardien de but venu du Real Madrid Keylor Navas, a été diffusé sur les réseaux sociaux. Il émarge à plus de 800.000€ par mois avec un salaire horaire de 5.563 € !

L’intéressé a préféré en rire : « Ne vous étonnez pas si vous entendez un jour que j’ai acheté une villa à Miami, un immeuble en Chine ou un appartement à Paris ! »

Les finances publiques se réjouissent-elles aussi de sa présence en France ? Analysons ce document.

Cotisations maximales, indemnisations plafonnées

Son employeur, le Paris Saint-Germain, règle des cotisations à l’assurance-maladie sur la totalité de son salaire brut de 960.574 €. La sécurité sociale encaisse pour le seul mois de septembre 124.875 € au titre de l’assurance maladie et invalidité décès. Pourtant Keylor Navas ne se fera pas mieux rembourser ses médicaments qu’un salarié au SMIC !

Cette cotisation finance aussi les arrêts maladie, renforcée par la cotisation « accident du travail – maladies professionnelles » que le club de football paie à hauteur de 7.972 €. En cas de blessure La sécurité sociale versera le premier mois une indemnité maximale de 203€ par jour puis 270€ par jour à partir du 29e jour. Au maximum l’indemnité couvrira donc 1% du salaire du joueur pour une cotisation sur 100% de son salaire !

Un bel avantage fiscal

M. Navas serait un joueur français, son salaire soumis à impôt serait de presque 890.000 €. Pourtant il bénéficie d’un abattement de plus de 300.000€ pour « impatriation ».

Pourquoi cet avantage ? Dans les pays étrangers la France a parfois l’image d’un enfer fiscal. Pour attirer les talents il a été créé cet avantage fiscal au bénéfice de ceux qui viennent travailler en France. Le football français bénéficie largement de cette mesure pour attirer les Neymar ou autre Navas !

En définitif le salaire de Navas subit 40% de charges sociales et le joueur ne paie des impôts que sur 2/3 de son salaire. Au final ni le PSG ni le joueur n’ont pas trop à se plaindre.

PSG : peut mieux faire

Cependant il reste un problème. Les cotisations retraite productrices de droits sont plafonnées à 1.35% du salaire du gardien de but et le PSG n’a rien prévu comme épargne retraite d’entreprise. Ils peuvent me contacter, il existe des dispositifs très avantageux qu’ils n’utilisent pas !

La participation et l’intéressement bientôt encore plus attractifs

Emmanuel Macron a annoncé la suppression du forfait social sur les primes d’intéressement et de participation versées par les entreprises à leurs collaborateurs.

Ces systèmes de partage du profit bénéficient d’un cadre fiscal et social privilégié.

Jérôme Dedeyan, président d’Eres, partenaire de Prominis, explique les enjeux de cette réforme dans cet entretien sur Radio Classique.